Mes Amours d’Église avec l’ex-femme d’un frère-ami par Daniel Milord Albertini

Mes Amours d’Église avec l’ex-femme d’un frère-ami par Daniel Milord Albertini

LITTÉRATURE INTERDITE par Daniel Milord Albertini

  • Mes Amours d’Église avec l’ex-femme d’un frère-ami

L’histoire insolite commence comme suit : un jour un matin, ce jour d’église le mal a pris rendez-vous. C’était l’hiver, elle chaussait les bottes du genre équitation, mais de neige. Cuir noir luisant avec le trait rouge sur le côté extérieur qui monta s’arrêter aux genoux. Je me suis dit par la hauteur du bas de jupe que la providence a le sens du rendez-vous. Elle existe bien si l’on remonte plus haut par la vertu de ce que l’œil m’offrit en regardant la hanche. Puissante. La femme qui portait sûrement le coin d’histoire personnelle qui me concerne, était encore en ce temps-là, la femme du frère de la rue instable. Ne la cherchez sur la carte, elle ne s’y trouve pas. C’est une forme nomade de référence. Coupable, si je regarde dans le sens de mes intérêts. La volupté allait s’en mêler au gré de mes pensées. J’ignorais la raison, mais j’ai de suite pensé à ses nuits nues. Si vous êtes de ceux qui croient en la fidélité, ne me lisez pas.

Les nuits d’été de Meriden avaient disparu de mes rêves comme dans le Bruit de la dernière nuit où le lendemain, le même mot, encore, allait prendre toute une autre tournure. C’est depuis lors que je n’ai plus vu une telle annonce du ‘Mont de Vénus’ tandis que je ne suis pas sur la route du cinéma. L’interdit d’église ne me suffisait pas ni la mauvaise conscience car elle avait un charme sans artifice. Charnelle désirable,  le péché n’était plus de mon lexique, car l’église me révéla que c’était la femme de…, trop tard, je le conseillais de rester avec sa femme afin de mieux l’en éloigner. Il faut savoir, parmi les lois de la physique, toute pression exercée provoque une résistance, toute traction aussi. Si vous attirez une femme alors, feignez de la repousser. Si vous fuyez une aussi, alors attirez-la et elle résistera en s’éloignant. Bon débarras pour les adaptes de la lâcheté. Le frère obéissant aux lois de la physique par la vertu de mes conseils, finit par trouver son Alea jacta est, sans avoir eu le temps de comprendre la notion de comment tombent les femmes. La voie enfin libre ma conscience tranquille je pouvais mener à bien les plaisirs de la chasse, j’attendais ma proie effarouchée de retour au point de départ. Ici la patience est la reine des vertus.

Le premier rêve allait se concrétiser de façon inattendue lors d’une agape fraternelle où sans crier gare elle vient me mettre sa cuillère dans la bouche quand par la suite je gardais ses affaires en sécurité. À peine si elle ne s’est mise assise sur moi. Ceux qui l’avaient remarquée étaient-ils demeurés surpris ou discrets, le sang me monta à la tête comme un coup de chaleur latéral. Heureusement, je simulais déjà l’avenir en temps réel. L’élan retenu, j’observais la joie vive de la proie. Les enfants protégées de commérages, car le milieu fait foi de cette expertise avérée, c’est un incontournable malgré mon côté osé. J’ai senti son pouls battre si fort à mes côtés que je me suis dit que le parcours commençait à peine. C’est ainsi que je lui ai promis comme cadeau de noël par la suite, un flacon d’huile sèche à massage baumé lavande [en fait, elle a mis le doigt sur noël en conversant]. Ça rassure !

J’ai ainsi déjà présenté la première séance de massage sans condition, sous condition de la notion de physique apprise : pression appliquée égale résistance inversée.

Si vous aviez appris les bruits de couloir à votre tour, la galerie chauffait au feu rouge dans les sous-sols d’église comme au téléphone. Bon gré mal gré j’ai semé la zizanie parmi les adeptes du commérage, car les uns pour et les autres contre. Ma présence a par contre fait impression de silence complice, j’ai ainsi, après rhétorique inversée que j’ai encouragé ce frère rebelle à rester avec sa femme contre son gré, ce qui n’est pas faux dans le fait, mais qui n’est pas vrai dans le faux, il se savait coupable, pire, il a failli ailleurs. Raconter sa gloire ses regrets.

Mes nuits de veille sont depuis mitigées : impatiences de Zeus envie de Salomon, la vie islamiste ne me convenant à cause de l’attente céleste des sept vierges.

Il me faut avouer que l’église est le lieu meilleur pour initier sa cabale africaine soit-elle, juive. C’est l’endroit où l’on croit sans avoir vu, mais aussi, de prétendre ce qui n’est pas pour se faire des adeptes. La culpabilité de l’autre est la bonne alliée en l’occurrence. Je me suis déjà consolé puisque toute homélie tomba l’an dernier et le monde conjugue le verbe ‘enfanter’ pour réparer le désastre covidien. Ici-bas la cour.

Vous posez peut-être et non sans raison, la question pourquoi ce pseudo délire. C’est pourtant la vérité dans toute sa nudité. Je préfère laver ici-bas ma culpabilité par une prévention à l’apocalypse, car celle des rois saisonniers en 2021 est sans issue. Il me reste la Saint-Valentin pour faire valoir mes ébats.

Sexualité oblige je me lave bon gré mal gré, et j’y suis j’y reste !


Cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur (New York) VOL. LI No. 4, édition du 27 janvier 2021et se trouve en P. 14, à : http://haiti-observateur.info/wp-content/uploads/2021/01/H-O-27-jan-2021.pdf